Le maire de Cotonou, Luc Gnacadja, a reçu en audience jeudi le jeune militant écologiste béninois Anas Séko. Sollicitée par l’autorité municipale, cette rencontre s’inscrit dans la dynamique de mise en œuvre du plan stratégique Cotonou 2026-2033 : Changer d’Échelle, feuille de route qui ambitionne de faire de la capitale économique béninoise une ville plus propre, plus résiliente et davantage créatrice d’opportunités économiques.
Depuis son entrée en fonction, Luc GNACADJA a placé au cœur de son mandat la nécessité d’agir simultanément sur le cadre de vie des populations et sur le développement d’activités économiques génératrices de valeur. Cette approche trouve un écho particulier dans les initiatives portées par les jeunes acteurs engagés sur le terrain.
C’est dans cet esprit que les échanges avec Anas Séko ont porté sur les possibilités de collaboration entre la municipalité et le projet KEKENON EKOLO, récemment renforcé par le lancement des « poubelles portatives », un dispositif produit localement et conçu pour contribuer à l’amélioration de la salubrité urbaine.
À travers cette innovation, deux piliers majeurs du plan stratégique municipal se rejoignent. D’une part, celui visant à réparer la ville, en encourageant des comportements citoyens favorables à la propreté des espaces publics. D’autre part, celui consistant à développer l’économie réelle, grâce à une production locale qui mobilise des compétences, crée de l’activité et valorise des solutions conçues au plus près des besoins des habitants.
Au-delà du symbole, les retombées attendues sont concrètes pour Cotonou. Une utilisation plus large des poubelles portatives pourrait contribuer à réduire la présence de déchets dans les rues, sur les marchés, aux abords des écoles ou lors des déplacements quotidiens. Elle renforcerait également les efforts déjà engagés par la municipalité en matière de gestion des déchets et de sensibilisation environnementale.
La rencontre a ainsi permis d’explorer plusieurs pistes de collaboration susceptibles de donner une plus grande portée à cette initiative. Pour la municipalité, il s’agit de s’appuyer sur l’énergie et la créativité de la jeunesse afin d’accélérer les transformations recherchées dans le cadre du plan « Changer d’Échelle ». Pour le promoteur de KEKENON EKOLO, cette ouverture représente une opportunité de déployer sa solution à une échelle plus importante et de contribuer directement aux ambitions de la ville.
En recevant Anas Séko, le maire Luc Gnacadja envoie un signal clair : la transformation de Cotonou ne reposera pas uniquement sur les grands projets d’infrastructures, mais aussi sur la capacité à faire émerger et à soutenir des initiatives locales porteuses d’impact. Une vision qui pourrait, à terme, faire de la ville un laboratoire de l’innovation écologique urbaine et un modèle de collaboration entre pouvoirs publics et jeunes entrepreneurs engagés au service du bien commun.